L’Office du baccalauréat opte pour la numérisation des examens au Cameroun

L’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) a opté pour la numérisation des sessions d’examens dés cette année, notamment le processus de délibération des examens organisés sous sa supervision, a-t-on appris samedi au terme d’un atelier sur la simulation et la concertation avec les maillons de la chaîne des examens.

Cette initiative, a expliqué le directeur général de l’OBC, Etienne Roger Minkoulou, a pour but d’améliorer les sessions d’examens dont la phase décisive démarre dans les prochains jours.

« Il était question qu’on interroge la qualité des applications numériques mise à la disposition de l’implémentation des actions des examens lors de la session précédente. Ceci afin qu’on puisse les améliorer au cours de la session de 2019 », a-t-il indiqué.

Dans la pratique, il est question, a-t-il ajouté, que « nous ayons des applications adaptées aux résultats issus de cette concertation avec tous les maillons de la chaîne des délibérations avec entre autres recommandations en amont, de gérer les absences des candidats ou les démissions, de renforcer les capacités des teneurs de procès-verbaux numériques ».

A en croire les responsables de cette structure publique, l’intégration du numérique dans l’implémentation des actions liées aux examens de l’OBC n’est pas seulement une affaire de délibérations. Le processus commence à partir des inscriptions et sera poursuivi jusqu’à la proclamation des résultats.

Toutefois, a relevé le directeur général de l’OBC, « nous voulons apporter une nouveauté en ce qui concerne par exemple, les relevés de notes car nous n’aurons plus que des relevés de note des enseignants qui sont dans les salles de correction et aussi que ces relevés soient accompagnés des relevés de notes numériques pour que les délibérations ne soient plus qu’une histoire de vérification ».

La numérisation des examens estime-t-on devrait aider à résoudre le problème des erreurs sur les listes et celui des notes.

Avec ce système, « il sera désormais question de confrontation entre ce qui est écrit dans les relevés de notes, ce que nous allons mettre dans le procès-verbal et ce que nous avons déjà dans notre environnement numérique », a rassuré M. Minkoulou.

Palmarès 2019 des lycées et collèges au Cameroun: Le collège Jean Tabi reste le leader

L’Office du Baccalauréat du Cameroun a rendu public le 06 avril 2020, le classement comptant pour l’année 2019.

Pour certains observateurs, ce n’est pas surprenant de retrouver une énième fois, le collège Jean Tabi à la tête du classement des meilleurs établissements scolaires au Cameroun. L’établissement privé confessionnel de Yaoundé affiche un taux de réussite de 100%. D’après le palmarès des lycées et collèges que nous avons rendu public, le collège Jean Tabi est suivi par le collège François-Xavier Vogt de Yaoundé avec un taux de réussite de 99,15%. Le collège Libermann, situé dans la ville de Douala, arrive en troisième position avec 98,23% de taux de réussite. Une fois de plus l’enseignement privé démontre sa suprématie au Cameroun. A titre de rappel, le collège Jean Tabi occupait déjà la même position au classement 2018.

Dans ce classement, le premier établissement scolaire public apparaît à la 7e position. Ce qui représente une véritable avancée comparée à 2018. Il s’agit du lycée technique professionnel agricole de Yabassi dans la région du Littoral, qui affiche un taux de réussite de 92,86%.

Selon les critères retenus depuis la mise en place du Palmarès en 2006, pour y figurer, l’établissement doit être agréé par le Ministère des Enseignements secondaires, appartenir à un ordre d’enseignement relevant du public, du privé laïc ou du privé confessionnel et avoir présenté au moins 60 candidats aux examens organisés par l’Obc, entre autres.

Cette année encore, le classement dévoile également les tableaux des meilleurs lauréats par examen. On y trouve donc le meilleur lauréat national. Il s’agit de ABDEL HAMID ABDOUL Kadiri du collège de la Retraite à Yaoundé. Il a obtenu une moyenne générale de 17,22/20 au Baccalauréat C. Y est également présente, la meilleure lauréate sur le plan national qui a obtenu une moyenne générale de 17,12/20. Elle s’appelle LOUKA KAMANKE Sarah Esther, candidate au Baccalauréat C au collège François Xavier Vogt. Tout comme DONGMO NGUIMEZAP Erica, 13 ans, la plus jeune lauréate sur le plan national. Elle est issue du lycée classique de Dschang dans la région de l’Ouest. Elle est lauréate au Baccalauréat D avec une moyenne générale de 12,53/20. Le doyen des lauréats est une femme. Agée de 56 ans, NGO MAKEE Adèle, a obtenu son Baccalauréat D aux cours du soir « CEE d’Edéa ».

Le classement des établissements par régions fait respectivement apparaître en tête le collège Mazenod pour l’Adamaoua, le collège Jean Tabi pour le Centre, le collège Bary de Batouri pour l’Est, le collège Saint Charles Lwanga de Mogodé pour l’Extrême-Nord,  le collège Libermann pour le Littoral, le collège Jean Paul II de Touboro pour le Nord, le lycée bilingue de Bamendankwe pour le Nord-Ouest, le collège polyvalent de l’Assomption de Bafoussam pour l’Ouest, le collège Bonneau pour le Sud et enfin le lycée bilingue de Limbé pour le Sud-Ouest.

Paiement mobile des frais d’examens : le gouvernement rassure les sénateurs

Le ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, a présenté les avantages de ce service aux sénateurs vendredi.

 

Il était courant d’apprendre que les chefs de centres d’examen avaient disparu avec les frais collectés auprès des élèves et candidats. Une situation déplorable et préjudiciable à l’avenir qui illustrait une certaine « perméabilité » du système de collecte de ces fonds. Le ministère des Enseignements secondaires, pour pallier cette défaillance, en collaboration avec des opérateurs de téléphonie mobile, a institué le paiement mobile des frais d’examens.

 

Vendredi, les sénateurs, au cours d’une plénière présidée par Marcel Niat Njifenji, avaient quand même une préoccupation. Ce mode de paiement ne crée-t-il pas des frais supplémentaires considérables ? A cette question adressée au ministre des Enseignements secondaires (Minesec), des précisions et assurances ont été apportées par Pauline Nalova Lyonga.

 

D’après cette dernière, ces mesures ont visé un objectif de sécurisation des transactions financières. La motivation du gouvernement étant de garantir l’avenir des jeunes élèves et candidats, en limitant les risques liés aux détournements de ces fonds.

 

D’autres préoccupations étaient liées aux moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics pour développer les infrastructures scolaires dans les zones sous-scolarisées. A ce sujet, le Minesec a souligné que ces investissements sont des chantiers prioritaires dans lesquels le gouvernement consent d’importants moyens. Une dynamique qui va se poursuivre, afin de réduire le déficit en infrastructures, notamment dans les régions septentrionales.

 

Depuis la rentrée scolaire 2018/2019, les contributions exigibles et les frais d’examens officiels seront payés auprès des compagnies de téléphonie mobile offrant les services de monnaie électronique, les sociétés de transferts d’argent, et la Poste.

 

Des memoranda d’entente ont été signés le vendredi 1er Juin 2018 à Yaoundé entre la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga Pauline Egbe, et les opérateurs économiques que sont Orange, Expression Union et la Cameroon Postal Services (Campost), apprend-on dans un reportage diffusé sur les ondes du Poste national de la CRTV.

 

Ces derniers servent de guichets pour le paiement des frais de scolarité et des examens officiels pour le compte du ministère des Enseignements secondaires. Objectif: Assurer la transparence, la sécurité et la traçabilité de ces fonds.

 

Finies donc les longues files d’attente devant les intendances au sein des établissements publics. Finies également les distractions des frais d’examens souvent survenues dans les établissements publics et privés. En 2017, Mathurin Ayek Mvomo, proviseur du lycée de Nguelemendouka, dans la région de l’Est, a été suspendu pour une période de quatre mois pour avoir distrait les frais d’inscription des élèves de première et terminale aux examens de l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC).

 

Le pot aux roses avait été découvert lorsque le sous-préfet de l’arrondissement de Nguelemendouka demandait à voir les listes provisoires et se rendait compte que les noms de tous les candidats aux examens n’y figurent pas. De tels égarements de la part des responsables des établissements ne seront plus possibles.

Les Diplômes des Baccalauréats, des Brevets de Technicien et des Brevets Professionnels 2018

Les Diplômes des Baccalauréats, des Brevets de Technicien et des Brevets Professionnels de la session d’examen 2018 sont disponibles depuis le 29 mai 2020 dans les Délégations Régionales du MINESEC.

 

Disponibilité effective des BAC, BT et BP de la session d’examen 2018 dans les 10 Délégations Régionales du Ministère des Enseignements Secondaires depuis le 29 mai 2020.
Le retrait des dits documents se fait GRATUITEMENT et individuellement sur simple présentation d’une carte nationale d’identité ou Passeport en cours de validité.
Les lauréats vivant hors du territoire national ainsi que les lauréats étrangers pourront entrer en possession de leurs parchemins sous les conditions prévues par la réglementation en vigueur. Consultez la rubrique Guide du Candidat dans la barre des menus.

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